C'est un concert un peu particulier qui nous attendait ce soir là au Galaxie. En effet, pour cette fois, la grande salle de spectacle se rétrécissait pour un concert un peu plus intime (c'est relatif) avec environ mille personnes dans le public.
La première partie débuta pour une fois bien en avance à 20 heures (20h30 écrit sur le billet). C'est PURPPELIN (vous comprendrez ce jeux de mots un peu plus bas), un jeune groupe français inspiré de rock 'n' roll qui ouvra les festivités. A noter que le guitariste jouait sur une Les Paul modèle Zakk WYLDE. Ils nous firent découvrir deux de leurs compositions avant de s'attaquer à des reprises. Ces reprises, parlons en. SPACE TRUCKIN' de DEEP PURPLE, puis ROCK 'N ROLL et WHOLE LOTTA LOVE de LED ZEPPELIN. Ils s'en sortent avec les honneurs, ce qui n'est pas la moindre des choses lorsqu'on connait les multiples facéties que présentent des morceaux de PURPLE ou LED ZEP. Pour finir, HIGHWAY STAR, autre pièce d'anthologie du mythique DEEP PURPLE interprêtée dignement. PURPPELIN nous a démontré qu'il y'a une jeune relève pour la bonne musique, mais malheureusement trop peu médiatisée.
Deuxième groupe et un style différent avec des barges qui nous viennent d'Alsace : Lé ZINCONGRUS. Ils ne privilégient pas la technique, mais apparaissent comme des mecs très sympas et sonnent efficacement. Ils commencèrent par saluer les gens de Nilvange (je parie qu'ils sont venus jouer au Gueulard...). Ils chantent en français et n'hésitent pas à faire rire le public. En témoigne le nom du premier morceau : TOUT NU DANS LA RUE. Leurs autres compos avaient pour titres MES AMIS, PAR LA FENETRE, SOLEIL QUI FRISE... On retiendra d'eux que ce n'est pas le genre de groupe qui se prend une grosse tête. Sur scène, ils restent simples, amusent le public et jouent un rock énérgique. Le batteur était même entrain de se vider une bouteille de rouge à la fin du concert!
Vient ensuite le légendaire Chuck BERRY, figure emblématique du rock 'n' roll et qui suscita quelques vocations de musiciens. Flanqué de sa Gibson ES, il allait nous interprêter ses tubes légendaires sous fond de rock 'n' roll et de blues. Il débuta avec son standard ROLL OVER BEETHOVEN, maintes fois repris, mais jamais égalé. Avec Chuck, bien sûr des musiciens expérimentés, dont un jeune pianiste qui retenait aussi l'attention. SWEET LITTLE SIXTEEN, YOU NEVER CAN TELL, LITTLE QUEENIE et bien d'autres titres nous ont fait balancer dans la soirée. Et Chuck, malgré ses 77 berges se donne sur scène avec du plaisir et a encore de l'énergie à dépenser. Sa voix et son son de guitare qui ont fait sa légende sont toujours intacts. Quelle santé et surtout quel talent. Quant au public, il était conquis et cela prouve une chose : rock 'n' roll will never die! Sur la fin du concert, le moment tant attendu : JOHNNY B. GOODE. Cet hymne du rock 'n' roll retentit avec ferveur dans le Galaxie pour notre grand bonheur. Chuck se prend même à jouer du piano. Il invita ensuite quelques personnes à monter sur scène. Malheureusement, on le vit s'éclipser tout doucement et il n'y eut pas de rappel. Dommage, mais en même temps une heure et demi de rock 'n' roll à cet âge, c'est un exploit. Bravo Chuck, on peut dire qu'on à vu une légende du rock ce soir là au galaxie.

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