
Si vous avez enregistrement de ce concert, envoyez moi un message à mr_metal_tom(at))hotmail.com
Pour la première fois, nous nous rendons à un concert en Allemange (près de la frontière française certes...) à Saarbrück. DREAM THEATER assure la promo de son dernier album : OCTAVARIUM. Album plus progressif et un peu moins heavy au got de certains. Ce sera l'occasion de voir ce que l'album donne en concert. La salle se nomme E-Werk et a un concept sp�ial : il s'agit d'un grand hall d'usine vide (mis a part le pont roulant qui est reste). Bien évidemment l'attente de plus d'une heure est toujours pénible, mais pour DREAM THEATER, ça en vaut la peine
Il est un peu plus de 20h30, le rideau tombe, un "la" assez lourd résonne, comme sur le début de l'album OCTAVARIUM. Cela annonce le premier titre : THE ROOT OF ALL EVIL. Belle entrée en la matière. Les musiciens interprètent cet excellent titre, qui traite de l'alcoolisme et qui est en fait la suite de THE GLASS PRISON (album 6 DEGREES OF INNER TURBULENCE) et THIS DYING SOUL (album TRAIN OF THOUGHT). Les parties heavy font un bel effet, le public apprécie. Le groupe enchaîne ensuite sur THESE WALLS, autre extrait efficace du dernier album (belles parties de clavier notamment). Comme d'habitude, les membres du groupe sont proches de leur public avec qui ils communiquent.
Sur les écrans géants défilent des images, qui progressivement, année par année, nous ramènent dans le passé. On remonte ainsi en 1985, alors que DREAM THEATER s'appellait encore MAJESTY. C'est alors qu'ils interprètent ANOTHER WON, un titre datant de cette époque. Beaucoup de gens acclament l'entamme de ce morceau car ils connaissent les origines du groupe. Cependant pas grand monde ne reconnait ce morceau, mais ce n'est pas grave, cela n'altère en rien la joie du public. Puis on remonte les années dans l'autre sens, avec AFTERLIFE, morceau datant de 1989 et extrait de WHEN DREAM AND DAY UNITE. On notera la belle prestation de vocale de James LABRIE sur ce titre. Il a l'air d'ailleurs très fier d'avoir pu atteindre la note aigue à la fin du morceau. Logiquement, c'est un morceau d'IMAGES AND WORDS (1992) qui suit, en l'occurence UNDER A GLASS MOON. Bon titre, mais pas forcément représentatif de cet album. C'est ensuite CAUGHT IN A WEB (issu d'AWAKE ; 1994) qui résonne. Sur ce coup, l'accent est assez metal et cela plait au public.
Un morceau assez réputé vient ensuite pour représenter l'album FALLING INTO INFINITY (1997), il s'agit de PERUVIAN SKIES. Comme ils l'avaient fait sur l'album live ONCE IN A LIVETIME, le groupe fait clairement allusion à leur influences de PINK FLOYD et de METALLICA sur ce titre. Pendant la partie calme du début du morceau, la pochette de l'album WISH YOU WERE HERE de PINK FLOYD s'affiche sur les écrans géants, et le groupe joue une partie du morceau du même nom. Lors de l'emballage heavy du final, ils se fendent un WHEREVER I MAY ROAM de METALLICA. Les connaisseurs ont bien sûr apprécié. Leur chef d'oeuvre SCENES FROM A MEMORY (1999) est ensuite évoqué par le morceau FATAL TRAGEDY. Excellent morceau également. Cette fois, ils n'ont pas changé le refrain en "you can eay my ass and balls" (nous l'avons fait nous même... :-)). Pour ceux qui ont pas compris, il faut lire le compte rendu du concert à Luxembourg en 2002... Puis c'est un extrait de SIX DEGREES OF INNER TURBULENCE qui va dans nos oreilles. En l'occurence ABOUT TO CRASH, suivi de LOOSING TIME. De bons morceaux également avec un fameux accent progressif.
Comme d'habitude, il y'a une pause de 15 minutes en plein milieu du concert. Pour un concert aussi long, les musiciens ont le droit au repos. On peut alors faire quelque constats. Comme tout public de DREAM THEATER, il n'y a pas de grosse brutalité. On est la surtout pour la musique. A noter que le public allemand a cette manie particulière de taper des mains pendant les morceaux. Les musiciens quant à eux sont dans leur élément. Mike PORTNOY toujours aussi démonstratif et sympa derrière son double kit de batterie. John PETRUCCI nous a encore fait des merveilles à la guitare. Il était fringué bizarrement avec son pantalon aux sangles rouges (on aurait dit un élagueur). Jordan RUDDESS s'est fait plaisir avec ses nombreaux solos de clavier (on reviendra plus tard sur le continuum). Question look, il s'est fait une barbe plutot bizarre. James LABRIE a une fois de plus été un grand chanteur. Et John MYUNG, le bassiste discret, est resté égal à lui même tout en nous faisant des prouesses techniques.
Après la pause, c'est reparti de plus belle avec AS I AM, l'un des titres les plus heavy que le groupe a fait. Le groupe ne place pas non plus un "Eat my Ass And Balls", deux occasion ratées : nous on ne les a pas ratées. Ce fut cependant un très bon moment musical. Ensuite, un autre extrait de TRAIN OF THOUGHT, et non des moindres : ENDLESS SACRIFICE. Encore un titre heavy avec des parties à la METALLICA. Inévitablement un autre grand moment du concert. On arrive ensuite aux morceaux du nouvel album. I WALK BESIDE YOU retentit alors. Il s'agit d'un morceau aux accents pop qui fait fortement penser à U2. Cela aurait pu faire un single en puissance, mais DREAM THEATER s'en fout de plaire au grand public... Le morceau suivant est SACRIFICED SONS, qui parle une fois de plus du 11 septembre 2001. Ce n'est pas le meilleur extrait de l'album, mais l'intérêt de ce morceau est la partie de continuum (sorte de clavier tactile) joué par Jordan.
C'est ensuite OCTAVARIUM, la pièce maîtresse du dernier album qui est interprétée. L'intro au continuum jouée par Jordan prend bien sûr toute son ampleur ici. Jordan nous a montré sa maîtrise de cet instrument bizarre pendant plus de 5 minutes. Il joua aussi d'un autre de ses nouveaux joujous : le Lapsteel. S'enchaînent alors toutes les parties intenses de ce morceau, digne successeur des envolées progressives d'un GENESIS ou d'un PINK FLOYD d'antan. Au final ce morceau dura près d'une demi-heure mais sans que l'on se soit ennuyés. Pendant un solo de claviers, le portable sonne et fait le tour entre John P, Mike et John M. Petit délire comme ils aiment bien nous gratifier. A la fin de ce morceau épique ils regroupent pour nous saluer. On crie bien fort en vue du rappel.
Et quel rappel : THE SPIRIT CARRIES ON ! Une ballade particulièrement intense. Mike nous incite à allumer nos briquets. Comme j'en avais pas mais que j'avais un appareil photo numérique : j'ai fait comme dans les pubs : je prend une flamme en photo, je l'affiche sur l'écran et j'agite l'appareil. On fait avec ce qu'on peut :-). Comme les paroles sont faciles à retenir (ce qui est rare chez DREAM THEATER), le public scande à tue-tête (avec un bel accent allemand). Et quoi de mieux pour finir un concert ? PULL ME UNDER bien sur. Leur titre culte est interprété avec ferveur. Le groupe, ainsi que le public donne ses dernières énergies. Le refrain est également scandé par le public. Et pour combler le tout, DREAM THEATER a enchaîne sur la partie instrumentale, ainsi que le final de METROPOLIS. C'est que du bonheur ! Quoi de mieux pour résumer leurs prouesses techniques que cet autre morceau culte. Cette fois-ci, c'est bel et bien fini, ils nous disent au revoir pendant que retentit I'M SINGING IN THE RAIN comme à chaque fin de concert. Bravo, beau concert !!!
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