Concert d'

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billet du concert d'Iron Maiden 

Affiche de la tournée de Dance Of Death 

Merci à Sionpheus et à Bbksimsky pour leurs jolies photos. Vous pouvez les voir toutes sur leur site : <A HREF="http://irontraduc.jexiste.fr" target="_blankirontraduc.jexiste.fr"></A>

Aller voir un concert d'IRON MAIDEN c'est pour nous un rêve de jeunesse qui se réalise. Mais encore une fois il a fallu nous armer de patience car le concert était initialement prévu au Zenith de Nancy le 29/11/03, puis reporté au 18/12/03 au Galaxie d'Amnéville. Raison officielle : Bruce avait des problèmes de voix, raison officieuse : une salle plus grande était finalement plus propice à leurs attentes. Nous étions au courant, mais il faut dire qu'il n'y a pas tout le monde qui a été prévenu de ce changement de dernière minute...

Funeral For A Friend ou Funeral For A Band ? 

En fait c'est eux qui ont du déménager :-)

Contre toute attente, le concert débuta plus tôt que prévu vers 19h30. La première partie est assurée par le groupe anglais FUNERAL FOR A FRIEND. Pour définir leur musique, elle est assez basique et les solos de guitare sont absolument interdits. Leur look aussi est assez simple, cheveux mi-longs, façon Dave GROHL époque FOO FIGHTERS. On devine des influences de GREEN DAY, FOO FIGHTERS, punk et metal mal digérées. Le batteur n'avait pas l'air très à l'aise derrière sa minuscule batterie : on dirait qu'il joue de son instrument depuis deux mois. Les musiciens en général n'étaient pas top sauf un des guitariste (avec un style à la George Moustaki) qui relevait un peu le niveau. Il connaissait deux trois accords quoi. Le chanteur n'en parlons même pas. Au bout de trois ou quatre morceaux, le public en avait marre : c'est le genre de groupe dont il suffit d'avoir entendu une seule chanson pour connaitre toute la discographie. On entendait gueler "MAIDEN" entre ou pendant les morceaux. Surtout que le chanteur avait l'art de tendre la perche en demandant au public de gueuler fort pour MAIDEN (un peu suicidaire de sa part...). A un moment donné, il y'a deux roadies de MAIDEN qui viennent passer un coup de balai sur la scène (!!!). Ceux qui jouent sur scène ne comprennent pas ce qu'il se passe et le public est mort de rire. En quittant la scène, l'un des deux roadies brandit balai comme une guitare en remuant la tête. A l'applaudimètre, il eut plus de succès que FUNERAL FOR A FRIEND. Ce sont ensuite les "cassez vous" et "aux chiottes" qui retentissaient en même temps que d'autres levaient bien haut leur index. Ce n'est que vers la fin du set que les "musiciens" comprirent réellement ce qu'il se passait. Le chanteur l'a même plutôt bien pris. Celui-ci nous dit que c'est la première fois que le groupe vient jouer en France. Ils garderont une belle image du pays, j'en suis sûr... Par contre, il y'en avait quelques uns derrière nous avaient lançé le pogo. Sans succès... Quant à moi, j'étais entrain de manger mon casse dalle sur la fin de leur prestation. D'autres envoyaient des SMS avec leur portable, bref c'était pas bien passionnant. Tout ceci me donne une petite sensation de déjà-vu (lisez notre review du concert d'AC/DC dans la même salle le 15/10/00). Quoique, on peut difficilement faire pire que ceux qu'étaient en première partie d'AC/DC. Que FUNERAL FOR A FRIEND se consolent, il y'a plus nul qu'eux...

Bruce Dickinson sur Dance Of Death 

Les lumières s'allument et l'attente est à nouveau pesante. Inutile de dire que la première partie n'a pas chauffé le public. Grosse ovation du public lorsque le drapeau imprimé de FUNERAL FOR A FRIEND est enlevé. Démarche habituelle, les roadies préparent la scène et un dernier reglage des instruments est nécessaire. Précision importante : une grande majorité du public porte un maillot à l'effigie d'Eddie et d'IRON MAIDEN. Le merchandising est certes une source de revenus non négligeable pour le groupe, mais les fans de MAIDEN le sont jusqu'au bout. L'un d'entre avait même un masque avec l'effigie d'Eddie. Le titre DOCTOR, DOCTOR de U.F.O. résonne sur les amplis et là, le public commence à chauffer.

Bruce Dickinson 

Les lumières s'éteignent et maintenant, c'est l'hystérie. On est bousculé dans tous les sens, c'est la même sensation qu'à la mer dans les vagues. Comme à son habitude, MAIDEN entamme le concert avec le premier morceau de l'album pour lequel ils tournent : WILDEST DREAMS, qui est aussi le premier single issu de leur dernier album DANCE OF DEATH. Ce morceau est puissant et enérgique, du MAIDEN classique, quoi. On découvre aussi un décor sublime (en imitation de pierres brunes) qui ressemble à un château médiéval. La batterie de Nicko Mc BRAIN se trouve sur un étage supérieur, sur lequel Bruce accède en montant des marches. Je décide sagement de reculer pour éviter de me faire écraser (et encore, j'ai de la chance de faire plus d'1m80 et 80 kg). Laissons les pogotteurs se concentrer sur leurs pogos entre eux, quant à moi, je suis surtout venu ici pour voir la beauté du spectacle et pour admirer les musiciens à l'oeuvre. C'est ensuite WRATHCHILD, l'un des hymnes du vieux MAIDEN qui retentit et le public bouge encore dans tous les sens. Quel bonheur pour moi, qui adore l'album KILLERS. Sur le fond de la scène se trouve non pas un écran géant, mais un rideau où déroulaient tour à tour des fonds différents avec la tête d'Eddie mise en valeur. Tout aussi splendide, c'est ensuite au tour de CAN I PLAY WITH MADNESS (ca faisait longtemps, tiens...). THE TROOPER, hymne incontournable du metal fait ensuite sensation avec son légendaire riff d'intro. Bruce n'oublie pas de nous faire hurler et brandit un drapeau de l'Union Jack. Sur le fond d'écran, on devine un Eddie en guerrier et des deux côtés de la scènes on voit deux statues d'Eddie version DANCE OF DEATH. Inutile de dire que c'est la folie furieuse pour le public. Malheureusement, on passe trop de temps à se concentrer pour garder l'équilibre... Certains ne se privent pas du plaisir de se faire porter et balancer dans le public, ce qui ne plait pas trop à ceux qui se mangent leurs pieds dans la tête. Et contrairement à ce qu'on peut croire en majorité ce n'est pas les chevelus qui cherchent la merde.

Janick Gers sur Paschendale 

Bruce DICKINSON se prend la peine de nous saluer (et dans un français très correct svp) et de nous parler du nouvel album. Le morceau suivant n'est autre que DANCE OF DEATH, envolée épique du disque en question. La pochette de l'album apparait sur le fond de la scène et Bruce à le même costume qu'Eddie sur la pochette, à savoir une longue cape noire avec un masque. A noter que Bruce s'investit énormément dans la mise en scène théâtrale. Musicalement, tout y est : accents progressifs, solos de guitares, bref une bonne longue "cavalcade" de Steve Harris comme on les aime. On reste sur l'album DANCE OF DANCE avec RAINMAKER, morceau court et efficace ou les solos de guitares alternent entre Dave MURRAY, Adrian SMITH et Janick GERS. BRAVE NEW WORLD, extrait de l'album éponyme retentit ensuite. C'est également un titre que le public chante avec passion. Encore une de ces belles envolées signée Mister HARRIS. Dans le noir complet, on entend ensuite des bombardement et un discours sombre. On voit sur la plateforme du haut des roadies déguisés en soldats anglais de la deuxième guerre mondiale y déposer des barricades en bois entourées de fil barbelé. Adrian SMITH entamme l'intro en tapping de PASCHENDALE. On reconnait facilement sa touche personnelle sur ce titre. Bruce est déguisé en soldat anglais avec un long manteau noir. Une fois de plus, il est excellent dans sa mise en scène théâtrale. Précisons que ce morceau rend beaucoup mieux dans sa version live que sur l'album.

Adrian Smith 

J'avoue avoir eu du mal à reconnaitre le titre suivant : LORD OF THE FLIES. En effet, la version chantée par Bruce est différente de celle chantée par Blaze BAYLEY. Pour une fois, une bonne partie du public n'avait pas l'air de connaître ce morceau. NO MORE LIES, autre extrait puissant du dernier album est le morceau suivant. Le refrain entêtant est idéal pour être scandé par le public et Bruce s'en donne à coeur joie. Moment intense : HALLOWED BE THY NAME. Tout en rythme, le public applaudit, puis saute et remue dans tous les sens avec l'énergie qu'il reste. Steve HARRIS quant à lui a les paroles sur le bout des lèvres et communique avec le public comme il aime le faire. Dave et Adrian se défoncent sur leurs solos respectifs et Janick balance sa Fender Stratocaster dans tous les sens et s'ammuse à faire des larsen avec à la fin du morceau. Sans oublier que si il y'a un morceau sur lequel le public doit gueuler le plus fort possible sur la demande de Bruce, c'est celui-ci. De plus, un Eddie géant apparait derrière la scène. Tant qu'on y est on enchaîne avec FEAR OF THE DARK. Le morceau où les "oh oh oh oh" sont de rigueur et où le public chante les solos de guitare (sauf la partie de Dave MURRAY car trop compliquée). Sans oublier cette intro en arpèges avec des paroles sur le thème de la peur. Que du bonheur ! On reste dans le classique ensuite avec le titre IRON MAIDEN, qui reste toujours une des pièces favorites des fans en concert. Janick GERS se prend à nouveau à balancer son magnifique instrument dans tous les sens. Bruce nous incite encore à beugler comme des malades sur ses "Scream for me ... Nancy". Eh Bruce, t'est au courant qu'on a changé de salle au moins... Ensuite ils quittent la scène, mais ce n'est qu'un au revoir.

Dave Murray et Janick Gers 

Le public ne se fait pas prier pour gueuler en vue du rappel. IRON MAIDEN revient sur scène avec des guitares acoustiques. Bruce prend le temps de discuter. Il nous demande si on est de Nancy ou de Metz (Bruce n'est pas au courant de la vieille rivalité entre le 57 et le 54, le FC Metz contre l'ASNL...). Il nous présente aussi ses collègues, Messieurs MURRAY, SMITH, GERS, Mc BRAIN ("un type un peu bizzare derrière la batterie" nous dit Bruce) et HARRIS. Ils méritent tous une big ovation. Nouveauté dans leur set, ils nous jouent un titre acoustique, en l'occurence le fabuleux JOURNEYMAN. Le refrain "I know what I want. And I say what I want. And no one can take it away." est tout simplement splendide lorsqu'il est scandé par le public. L'exercice acoustique est réussi avec brio pour MAIDEN. C'est alors que retentit un discours bien connu des fans : "...for it is a human number. Its number is 666". Quel plaisir d'entendre l'inépuisable THE NUMBER OF THE BEAST, autre chef d'oeuvre de la vierge de fer. C'est reparti pour un morceau de folie avec un public aux anges. l'Eddie géant est à nouveau sur scène. RUN TO THE HILLS vient clore en beauté ce set malheureusement trop court. Le groupe et le public livrent leurs dernières forces. Les meilleures choses ont une fin et c'est l'ovation finale. Le sympathique Nicko Mc BRAIN balance des baguettes de batterie puis une peau de caisse claire. Celle-ci s'envole comme un frisbee et se dirige pile sur moi. Je tend la main, mais hélas l'objet rebondit contre la paume de ma main et atterrit quelques mètres à côté. Trop rageant !!!

Janick Gers et Dave Murray 

On en retiendra un show spectaculaire. La mise en scène était formidable et musicalement parlant c'était sublime. On en reste sur le cul... Plus de voix et plus d'oreille non plus. Pour conclure, c'est vrai que l'album DANCE OF DEATH a été beaucoup critiqué. Mais entendre les nouveaux titres en live donne un autre dimension à ces compositions et c'est tant mieux.

Steve Harris 

Setlist :

Rappels :

Article de journal sur le concert

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