Le festival du plein air de rock se déroulait ce 3 juin à Jarny en Meurthe-et-Moselle. Très honnêtement, nous sommes venus juste pour Devin TOWNSEND et STRAPPING YOUNG LAD. Le lieu où se déroule le festival est un grand espace vert derrière un château. Arrivé sur place, on peut voir 2 scènes (une petite et une grande) où les groupes vont alterner. Les billets précisaient début à 19h30 et il n'y avait toujours rien à 20h30. Un mauvais point pour l'organisation (et c'est pas le dernier, voir plus loin...).
Le premier groupe se nomme TAGADA TSOIN TSOIN. Groupe sans prétention et rigolo. Ils altèrnent reggae, rock 'n roll et funk. Ils ont joué une reprise de BONEY M, puis à la fin T.N.T. et HIGHWAY TO HELL d'AC/DC. Le chanteur avait vraiment du mal sur AC/DC. Mais bon ils étaient là pour le fun et c'est le principal.
Puis sur la grande scène, FLYING DONUTS (trio originaire d'Epinal) fait son entrée. Initialement (d'après le ticket), WUNJO était prévu. D'entrée de jeu, le son de FLYING DONUTS est excellent. Du bon punk rock heavy et efficace avec des riffs à la METALLICA. Ils ont joué pendant près d'une heure leurs titres comme BACK OFF, THE RIGHT WAY et ceux de leur dernier album RENEWED ATTACK. On ne connaissant pas les titres, mais c'était intéressant et agréable à entendre. Assurément un bon groupe très professionnel (sur le circuit depuis 10 ans). A suivre assurément.
Troisième groupe, sur la petite scène, DISORT. Dès les premières notes on se dit que le temps est venu d'aller prendre l'air dans le parc.
De retour sur la grande scéne avec LOFOFORA, dont le public était venu en masse. Et quelle prestation de LOFOFORA ! Nous ne les connaissons pas franchement et là, on a appris à les connaître. Quelle claque ! Ca démarre très très fort avec ANARCHIE EN SARKOZY, qui est en fait la version francisée d'ANARCHY IN THE UK des SEX PISTOLS. Le ton vindicatif et anti-gouvernemental est donné, ce qui ne peut que nous plaire ! Le chanteur, Reuno, est bien entendu un parolier engagé et cela se sent fortement dans les paroles des morceaux qui suivent. Un moment donné, ils entamment une ballade et Reuno imite la voix de Johnny, puis gueule « on peux vous jouer n'importe quelle merde et vous vous laissez faire ! Putain c'est quoi ce bordel ! » Puis ca déménage de nouveau. On ne compte pas le nombre de « putain » ou de « bordel de merde » dans ses phrases, et encore il faisait attention selon ses dires car il y avait des enfants dans le public :-). Mais c'est ça qui génial dans ces concerts : c'est de l'anti politiquement correct. Tandis que devant, ça pogotte à fond, à un moment, Reuno incite à faire un truc venu tout droit du Canada : un circle pit (pogo en rond). Se suivent toute une série de morceaux efficaces : JUSTICE POUR TOUS, LE PIRE, QUELQU'UN DE BIEN, ENFANT DU CHAOS, LES GENS DE MAINTENANT, BUVEZ DU CUL, etc... (voir setlist trouvée sur le site du groupe). Autre délire du chanteur, qui nous dit qu'ils reviendront peut être l'année prochaine, mais que d'ici là, on aura perdu l'habitude de sourire si Sarko sera président. « Putain, mais souriez bordel », nous dit il, « on sait pas si on aura encore le droit de faire des concerts ». En conclusion, vive LOFO et merde à Sarko.
Sur la petite scène ensuite, PORNSCARS, et de nouveau l'occasion d'aller prendre l'air dans le parc. Quand on revient, la grande scène se préparait pour STRAPPING. L'impressionnant (de par la carrure, mais aussi le talent de batteur) Gene HOGLAN, vient faire un tour sur la scène pour tester le son et positionner sa batterie. Jed SIMON, Byrond STROUD et le claviériste feront pareil. Précision importante, STRAPPING avait déjà donné un concert dans la journée au ROCK AM RING à Nürnberg (Allemagne). Pendant ce temps, sur la petite scène, les Tambours du Bronze. Non, ce n'est pas un groupe local ! Ca se résume à des gamins qui cognaient sur des bidons pendant CARMINA BURANA et deux autres morceaux. Le seul intérêt à la limite, c'était les jongleurs et cracheurs de feu à côté...
Puis commence le set de Devin et STRAPPING YOUNG LAD. Dés le départ on est impressioné par l'énergie développée par le groupe et surtout par Devin. Le son et intense et malgré la scène relativement étroite, il y'a de bons jeux de lumière. Mais dès le début du concert on à le droit à une mauvaise surprise de la part de l'organisation. Alors que l'on prenait tranquillement une photo, un gusse de l'organisation nous demande de le suivre et nous confisque l'appareil. On ne pourra le récuperer qu'à la fin du concert à l'endroit qu'il nous a indiqué. Non mais merde, c'est quoi cette bande de guignols ! Rien n'était précisé à l'entrée, ni sur le billet, ni nulle part. Si on nous a laissé rentré avec c'est bien pour nous laisser prendre des photos ? Franchement, c'est quoi cette organisation de branleurs ! Et ces conneries, ça nous a un peu pourri le concert. On aurait jamais pensé voir ce genre de choses dans un concert de rebelles comme celui-ci. Sur le moment on se demandait pas si on a pas été téléporté à un concert de la Starac.
Mais revenons sur Devin et sa bande. Comme à son habitude, il est remonté, limite dingue et gueule comme un taré. Bon moment avec des titres comme ALL HAIL THE NEW FLESH, AFTERMATH, VELVET KEVORKIAN, OH MY FUCKING GOD. Devin nous parle également du nouveau STRAPPING, intitulé THE NEW BLACK, qui ne tardera pas à sortir. On a droit a quelques morceaux de ce nouvel album. Notamment YOU SUCK, avec un refrain particulièrement vulgaire, ce qui ne nous déplait pas. Mais il faut également parler de la maitrise. Devin a fait de ces solos d'enfer avec notamment des bons tappings. Les autres membres ne sont pas en reste. Gene HOGLAN martelait les doubles grosses caisses avec un aisance impressionnante. Jed SIMON nous plombait également des riffs à tout casser et Byron STROUD était tout aussi efficace à la basse. Quant aux claviériste, il mettait cette atmosphère sur fond de clavier si caractéristique de la musique de Devin.
Un moment donné Devin nous demande si on est fatigués. Bien sûr le public répond non. Et lui répond que eux non plus. Alors là, c'est carrément hallucinant. Dire qu'ils ont déjà donné une date dans la même journée et ils sont encore capable d'assurer, sachant à quel point leur musique est extrêmement physique. Alors là, respect les mecs. Vient alors le rappel. Ils ne jouent qu'un seul morceau. Et quel morceau ! FAR BEYOND METAAAAAAAAAAL ! En effet Devin annonce le morceau comme dans le LIVE IN AUSTRALIA et insistant sur le A de Metal sur une note aigüe. Et la c'est du grand Devin et du grand STRAPPING. Quel excellent concert. On ne regrette pas d'être venus voir STRAPPING, ainsi que LOFO et FLYING DONUTS.
| Liens | ♠ | News | ♥ | Plan | ♦ | Accueil | ♣ | Préférences |